Sacrement : origine d’un terme bien connu dans la religion chrétienne

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Chez les chrétiens, un certain nombre de préceptes et de rites règle la vie de l’Église, des fidèles aux ministres. Cela inclut les sacrements au sein de la communauté catholique. Quels sont-ils ? Sur quels dogmes, croyances ou pratiques anciennes sont-ils fondés ? Quelles sont leurs utilités ?

Sacrements : d’où viennent-ils ?

Signes visibles et palpables, témoignant de l’acte de grâce de Dieu envers les croyants et donnant lieu à leur salut, les sacrements sont des pratiques de longue date dans l’Église catholique. C’est un terme issu du latin sacramentum, définissant l’engagement d’une personne à ne pas rompre un vœu au risque de perdre un gage. Appliqué au monde chrétien, cet engagement (du baptisé ou des parents s’il s’agit d’un petit enfant) est d’abord extériorisé par le baptême. Au fur et à mesure, les pères de l’Église ont introduit les 6 autres sacrements, notamment lors du deuxième Concile de Lyon en l’an 1274 et confirmés lors du Concile de Trente au milieu du XVIe.

Quels sont les sacrements ?

Les sacrements sont catégorisés comme suit par l’Église :

  • Les sacrements d’initiation que sont le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie ;
  • Les sacrements de guérison que sont la Réconciliation et l’Onction des malades ;
  • Les sacrements au service de la communion et de la mission : l’Ordination et le mariage.

On fait aussi une autre typologie des sacrements : il y a ceux qui laissent une empreinte spirituelle indélébile et donc non renouvelable (baptême, confirmation, ordination), et ceux qui doivent être renouvelés (Eucharistie, Réconciliation, Onction des malades, Mariage). En ce qui concerne le mariage, il ne peut généralement pas être réitéré sauf en cas de décès d’un des époux.

A quoi servent les sacrements ?

Ils sont symbolisés par des matières visibles et palpables, parce que leurs bénéficiaires sont des humains doués de sens ayant besoin de voir, de sentir, de toucher… La répétition de certains sacrements à savoir l’eucharistie et la réconciliation répond à cette même nécessité. Sans ces signes, il sera notamment difficile pour l’être humain qu’est le chrétien de se souvenir qu’il a reçu la grâce de Dieu gratuitement sans nul autre prix que sa repentance et sa foi en sa filiation divine. On prend donc un sacrement pour manifester sa foi vis-à-vis de soi-même et envers les autres comme témoignage. Mais les sacrements de l’Église catholique marquent surtout la continuité des actes de grâce du Christ. Ils nous unissent à Dieu en permanence par l’action du Saint-Esprit.

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